Tout en bas

02 novembre 2018

Les projets secrets de la Russie

Depuis 1990, à la suite de la dissolution de l'ancienne Union soviétique, beaucoup de nouvelles informations a été mis à disposition qui décrit l'avion militaire d'après-guerre du pacte de Varsovie. Cela comprend des dessins de projets de chasseurs non construits et un certain nombre de publications en langue russe ont imprimé une bonne sélection de celles-ci. Quelques livres en anglais et les revues ont également reproduit des dessins et du matériel relatif à certains modèles, mais il on croit que c'est le premier travail à être publié en anglais qui donne une couverture complète à la projets de chasseurs soviétiques d'après-guerre qui sont actuellement disponible. Il y a encore beaucoup de lacunes à remplir et, à l'occasion, différents originaux sources ont donné des informations contradictoires, en particulier en ce qui concerne les dates. Couplé à ces projets, et présenté dans une séquence logique, est la progression qui a été faite dans la conception et le développement du combattant soviétique et russe pendant les soixante ans qui se sont écoulés depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Pour régler le brève scène est également fait référence à l'avant-guerre et le temps de guerre soviétique travaillent sur les moteurs à réaction et avion à réaction. Le livre suit le style des volumes précédents de cette série couvrant Conception des avions britanniques et soviétiques. Cependant, comme noté à plusieurs reprises dans le texte, le L'Union soviétique a tourné un pourcentage élevé de ses propositions de chasseurs en prototypes qui signifie que, pour rester dans les lignes directrices, cette volume contient plus de comptes de vrais avions qu'auparavant (le coût de la construction de nombreux prototypes différents doivent avoir été colossal). Cela peut amener des accusations de rehase mais en fait un aperçu général de La conception de chasseur à réaction soviétique n'a pas été produite pendant un certain temps et ici il profite à partir de matériel précédemment non publié. le livre offre également une chance de mettre en évidence certains l'avion oublié de l'Union soviétique histoire, comme plusieurs des prototypes Lavochkin. En général, les avions militaires soviétiques étaient jamais donné de noms (il y a quelques exceptions) mais à des fins d'identification le Les puissances occidentales ont finalement introduit un système de nom de code pour les types connus et ceux-ci sont inclus pour la complétude. Au moment de la rédaction, les archives du Mikoyan, Sukhoi et Yakovlev Design Les bureaux doivent contenir beaucoup plus de matériel sur des designs non construits qui n'ont pas encore été fabriqués disponible. Pour certains des autres projets, il est un peu difficile de décider à quel point important ils auraient pu être, mais Nigel Eastaway considère qu'un projet qui a atteint le l'étape de la maquette était un programme sérieux, et si un métal était coupé, il devenait très sérieux. Cela semble être une très bonne définition travailler pour. Les lecteurs intéressés à savoir plus sur les combattants qui ont servi les forces armées de l'Union soviétique et de la Russie sont recommandés pour passer à la série de livres publiés sur différents types par Yefim Gordon, dont beaucoup sont énumérés dans la bibliographie. Comme toujours, cela a été très agréable expérience d'écrire sur ces superbes avions, bon nombre d'entre eux représentaient la pointe de la technologie soviétique. Source : vol en avion de chasse.

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26 octobre 2018

Les armes après Parkland

Après Parkland, nous l'avons fait. Moi au téléphone devant un restaurant, mon grand-père à la maison dans son bureau. Il a dit qu'il fallait faire quelque chose à propos de tout cela et que cela ne ressemblait pas à «quelqu'un là-haut», ce qui signifie «Washington» allait «faire n'importe quoi». Je pouvais imaginer que son front était plissé. , sa tête tremblait. Il a déclaré que, lorsqu'il avait appris que le meurtrier de Parkland avait utilisé un fusil semi-automatique de type AR-15, il avait demandé à l'un des directeurs du magasin d'appeler le Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs pour savoir si pourrait cesser de vendre ces types d’armes à des personnes de moins de 21 ans. La femme de cet endroit a dit que c’était possible - c’était une entreprise privée -, mais que cela risquerait de donner lieu à des poursuites pour discrimination fondée sur l’âge. Elle avait raison; cela s'est déjà produit en Oregon. Mon grand-père m'a dit qu'il ne se souciait pas beaucoup de ce risque, alors il avait ordonné le changement. Il avait également envisagé de retirer complètement les AR-15 des tablettes, mais il avait d’abord fait vérifier par ses employés qui achète régulièrement leur. Il s'avère que la plupart des clients sont des propriétaires fonciers et des agriculteurs aux prises avec un problème de porc sauvage. Les porcs s'enfoncent sur leur propriété, creusant des racines et des glands et, généralement, déchirant le sol, il est donc difficile de faire passer de l'équipement sur la terre. Parce que les animaux voyagent souvent en troupeaux, un fusil semi-automatique - aucun rechargement requis - est un moyen particulièrement efficace de les arrêter. Vous les amorcez avec du maïs, attirez leur attention sur celui-ci avec un appeleur de porc (un cylindre en plastique qui transforme de courtes bouffées d'air en grognements de porc), puis commencez à tirer. Pour cette raison, mon grand-père a dit qu’il continuerait à vendre son arme. Nous avons expliqué qu'il était peu probable que la hausse de l'âge pour les achats de AR-15 arrête le prochain parc. Pourtant, ça faisait du bien de faire quelque chose, n'importe quoi. Le problème était compliqué, a-t-il déclaré, et la seule chose que les démocrates semblaient pouvoir faire était de servir les grands sujets de discussion, tandis que les républicains ne disaient rien du tout. Sur la colline du Capitole, je surveillais de près l’apathie qui s’était installée après fusillades plus tôt. Je pouvais prédire les réponses des dirigeants de chaque parti. Je pouvais réciter les pensées et les prières, qui commençaient toutes à se sentir comme une moquerie de Dieu, des cerveaux qu’il nous avait donnés pour comprendre cela. Je me suis retrouvé en train de penser à 1 Pierre 4:10: "Chacun de vous devrait utiliser le cadeau que vous avez reçu pour servir les autres, en tant que fidèles intendants de la grâce de Dieu sous ses diverses formes." Si mon grand-père, un républicain moyen qui a voté pour Donald Trump, pouvait voir les nombreuses nuances de ce problème très américain, pensais-je, pourquoi personne ne pourrait-il vivre à Washington? J'ai déploré ce fait à un éditeur dans les jours qui ont suivi Parkland. J'ai également mentionné que j'avais été abattu. Bientôt, je me suis retrouvé chargé d'écrire un article sur l'expérience, sur l'Alabama, sur ce que tous deux m'avaient appris sur l'obsession américaine des armes à feu. Il y avait cependant un problème: je n'étais pas vraiment sûr de ce que ces choses m'avaient appris. Alors je suis rentré chez moi. Mon grand-père est venu me chercher à la maison de mes parents un samedi à Peut. Pendant que nous conduisions, il m'a demandé de lui rappeler ce que j'écrivais. J'ai dit quelque chose de paresseux, de désinvolte: "Ce que c'était comme se faire tirer dans un endroit qui aime les armes à feu."

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24 août 2018

Saumur en montgolfière

Je ne suis pas un lève-tôt. Mais la semaine dernière, je me suis pourtant levé aux aurores. Il faut dire que les circonstances étaient un peu spéciales. Ce jour-là, j'allais en effet réaliser une expérience peu commune : j'allais effectuer un vol en montgolfière à Saumur. Après m'être réveillé avec une bonne douche froide, je suis allé au point de rendez-vous pour cette promenade un peu particulière. Une montgolfière est un moyen de transport assez particulier, car soumis aux caprices du vent. Dès que le soleil pointe le bout de son nez, il chauffe l'atmosphère et amène du coup des courants d'air. Pour les éviter, les montgolfières ne volent donc qu'au lever et au coucher du soleil. J'aurais bien pris la seconde option, mais il semble qu'elle soit un peu plus demandée que le vol au petit matin. ^^ Bref, une fois sur place, nous avons aidé à décharger la nacelle, laissé l'aérostier mettre les trucs techniques en place, puis avons rejoint la nacelle quand tout a été prêt. Un vol en montgolfière, c'est vraiment un moyen de transport incroyablement paisible : nous nous sommes élevés dans les airs tellement doucement que je ne m'en suis pas aperçu tout de suite. A un moment, j'ai simplement regardé vers le sol et me suis aperçu que nous avions quitté la terre. Je n'avais rien senti ! La nacelle a continué à monter, et nous avons bientôt été à 300 mètres d'altitude. Le vent nous portait paisiblement en direction de l'est, à une vitesse de croisière de 11 km/h (oui, la montgolfière, c'est rustique, mais ça n'empêche pas d'avoir un compteur de vitesse). La brume matinale se dissipait lentement, et seuls certains immeubles émergeaient de ce voile blanc. J'étais aux anges : j'avais rarement vu un spectacle aussi sublime. Progressivement, le brouillard s'est dispersé et le paysage est apparu comme si quelqu'un avait tiré un rideau. C'était tellement magnifique que personne ne pipait mot. A bord, seul le brûleur interrompait de temps à autre ce calme olympien. Parfois, des gens nous saluaient et nous interpelaient depuis leur fenêtre, mais la plupart du temps, le silence était total. Une heure plus tard, notre aérostier a finalement cherché un champ pour atterrir. Là aussi, l'atterrissage s'est fait tout en douceur. Si je n'avais pas regardé, je ne m'en serais sans doute pas rendu compte. Tout le monde à bord était aux anges, et je dois dire que j'étais comme eux. J'ai rarement fait une promenade aussi magnifique. Si l'aventure vous tente, voilà le site par lequel je suis passé pour ce vol en montgolfière. Le mien s'est déroulé Saumur, mais ils en font un peu partout ailleurs. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de vol en en montgolfière à Saumur.

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21 août 2018

La France attire-t-elle encore les talents créatifs ?

Il est assez difficile d’apporter une réponse globale à la question de l’attractivité culturelle de la France et de sa capacité à faire venir les talents internationaux, ne serait-ce qu’en raison de la diversité des activités et des secteurs concernés. Sans prétendre trancher entre les différentes thèses en présence, on peut néanmoins présenter les atouts et les faiblesses de notre pays concernant l’accueil des talents. Du côté des atouts, l’offre culturelle de la France est très développée et les pouvoirs publics s’impliquent largement aux cotés des acteurs culturels pour développer les manifestations et les événements. Ainsi, le secteur du spectacle vivant est dynamique : entre 1998 et 2002, le nombre de compagnies de danse a doublé et celui de compagnies de cirque et de théâtre de rue a triplé entre 1990 et 2003. Ce dynamisme de la création en France, assorti d’une politique culturelle volontariste et d’un patrimoine particulièrement riche, offre indubitablement des opportunités pour les artistes étrangers dans le spectacle vivant en France. En particulier, il existe une offre abondante s’agissant de l’accueil d’artistes ou d’étudiants ou de professionnels dans les institutions culturelles françaises, selon des formules extrêmement diverses et concernant différents champs de la création culturelle : les stages pour les traducteurs étrangers à la bibliothèque nationale de France, les résidences d’artistes comme la Villa Médicis, les étudiants étrangers de l’école du Louvre, les écoles d’art et d’enseignement artistique d’une façon générale, l’académie européenne de musique d’Aix-en-Provence, les tournées de troupes étrangères dans les théâtres nationaux… Autre atout, la France organise chaque année des événements mondiaux dans le domaine de la création qui génèrent de l’activité, le déplacement des principaux décideurs du secteur ainsi que des opportunités d’affaires ou de développement futur. Parmi ces événements, le festival de Cannes, qui rassemble chaque année entre 100 000 et 120 000 participants, occupe une place de choix dans la mesure où il a ensuite attiré, dans son sillage, d’autres salons professionnels très prestigieux, toujours dans le secteur des médias (MIPCOM, MIPTV, MIDEM, Lions d’or de la publicité). Dans le même ordre d’idée, Paris conserve, dans le monde de la mode, une capacité d’attraction extrê- mement forte comme le prouvent les rassemblements de professionnels lors de la Fashion Week. Plus généralement, la ville de Paris continue d’exercer une certaine fascination pour les artistes et les créateurs du monde entier, même si elle n’est plus la seule métropole internationale dans ce cas. Pour autant, face à ces atouts bien réels, la France présente également de sérieuses faiblesses, dans un contexte de compétition entre les États et les territoires pour attirer les créateurs… D’abord, les règles applicables aux artistes étrangers en matière de droit du travail et de protection sociale ne sont pas de nature à inciter des artistes à venir travailler en France. Les procédures sont ainsi lourdes et complexes : absence de guichet unique pour les demandes d’autorisations provisoires de travail et les procé- dures de versement des cotisations sociales, manque d’informations… De plus, le système fiscal n’est pas très attractif pour les créateurs étrangers. Par exemple, le poids des cotisations sociales est plus élevé en France que dans beaucoup d’autres pays, ce qui crée un risque de délocalisation de certaines activités notamment en Europe de l’Est. La tendance à la délocalisation des tournages tant de films que d’œuvres audiovisuelles ou de spots publicitaires en témoigne. D’après le CNC, la part des dépenses réalisées à l’étranger est passée de 11,7 % des coûts totaux de production des fictions cinématographiques en 2003 à 15,4 % en 2005. Cette part est d’ailleurs de 17,6 % en 2005 pour les films à gros budget (plus de 7 M€). Cette évolution préoccupante a d’ailleurs donné lieu à la mise en place d’un crédit d’impôt spécifique pour le cinéma à partir de 2004. À ce premier handicap vient s’ajouter l’existence d’un régime spécifique et complexe applicable aux artistes étrangers se produisant en France. Il existe en effet un mécanisme de prélèvement à la source sur les cachets touchés en France mais ce prélèvement n’est pas libératoire et les artistes sont ensuite tenus de faire une déclaration l’année suivante. Beaucoup d’artistes se plaignent également de la lourdeur globale du prélèvement. En effet, le taux global de prélèvement atteint 44 % des cachets, en incluant les prélèvements, hors cotisation maladie, au titre des régimes de protection sociale. L’existence d’un prélèvement de 15 % au titre des congés spectacle fait plus particulièrement l’objet de critiques, dans la mesure où les artistes étrangers ne prennent pas nécessairement leurs congés en France.

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28 mai 2018

Quand la guerre se mondialise

Dernièrement, ma direction m'a envoyé à Reims pour y assister à un séminaire. Tout s'est très bien passé, mais lors du dîner de clôture, je me suis entretenu avec plusieurs personnes et la discussion a glissé sur les conflits à venir dans le monde. Et là, je me suis pris un coup de massue. Plusieurs personnes semblaient en effet estimer que ces conflits seraient similaires à ceux que nous avons traversés ! De mon point de vue, cette idée est tout à fait aberrante. Ces personnes n'ont à l'évidence pas saisi que ces conflits ont un aspect éminemment évolutif. Ceux-ci ne cessent en effet d'innover grâce aux découvertes scientifiques. Et il n'y a aucune chance qu'ils ressemblent à ceux du XXe siècle. L'un des changements majeurs concerne à mon avis la multiplication des facultés offensives des forces non régulières. L'usage des stratégies de la guerre asymétrique par certains camps en vue d'attaquer des armées plus fortes sera de toute évidence l’une des caractéristiques fondamentales de ces nouveaux conflits. Les technologies de communication modernes auront un grand rôle à jouer là-dedans. Les mobiles, l’Internet, de même que les appareils de navigation, permettront aux forces irrégulières de s’organiser et de coordonner leurs attaques pour compenser leurs faibles moyens. Et cette nouvelle façon de concevoir la guerre investira des aspects non militaires de la guerre. Les instruments de guerre non militaires, tels que les ressources et la psychologie, par exemple, revêtiront une importance stratégique pour les deux camps. Les adversaires, qu'il s'agisse de pays ou d'organisations, se livreront également obligatoirement à des guerres de propagande pour s’assurer le contrôle du flux médiatique, essentiels pour le recrutement et la tenue des territoires. Dans l'ensemble, la guerre n'aura donc plus du tout le visage qu'on a pu lui connaître. Les simples progrès de l’armement de précision et l'inclusion d'autres formes de conflit fourniront aux armées nationales et aux groupes indépendants les moyens d'une escalade inédite des combats à l’extérieur des champs de bataille habituels. La récente actualité en témoigne d'ailleurs déjà bien assez... Si j'ai été ulcéré de voir que certains vivent encore en dehors des réalités, j'ai tout de même bien apprécié ce séminaire à Reims. Nous avons récemment changé d'agence événementielle, et jusqu'à présent, ma foi, nous n'avons pas eu à le regretter. Pour plus d'informations, allez sur le site de l'organisation du séminaire en Champagne et trouvez toutes les infos.

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23 mai 2018

Des interventions précoces : des effets positifs pour les enfants issus de milieux défavorisés

Il existe un corpus de données, principalement anglo-saxonnes, assez convergentes pour affirmer qu’une intervention précoce de qualité au cours de la petite enfance est susceptible de modifier en profondeur les perspectives d’intégration sociale et économique de ses bénéficiaires. Les dépenses publiques nécessaires pour remédier aux conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale des enfants sont généralement plus importantes que celles que requièrent les interventions à un âge précoce. Ces données montrent que si les interventions ont un impact très limité, voire nul, pour les enfants issus des classes moyennes et supérieures, elles ont un réel impact pour les enfants issus de milieux défavorisés. Les premières études consacrées aux effets des interventions préscolaires sur le développement des très jeunes enfants, notamment ceux des familles les plus défavorisées, ont été réalisées aux États-Unis dans les années 1960. Au vu de leurs résultats, il semble que l’impact de l’accueil et de la scolarisation précoces sur les résultats scolaires peut être observé et mesuré au moins jusqu’à l’entrée au collège, et même au-delà lorsque l’on considère l’insertion sur le marché du travail et dans la vie sociale. Parmi ces expérimentations, les plus célèbres et les mieux documentées sont le Early Training Project, le Carolina Abcedarian Project, le Perry Preschool Project, le Milwaukee Project et le Infant Health and Development Project. Les travaux américains ont inspiré des études en Europe sur l’accueil et l’éveil des très jeunes enfants, qui peuvent être classées en deux groupes : – les études menées en particulier au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Norvège, ayant traité du développement cognitif des enfants ; – celles menées plus récemment en Allemagne ou au Danemark, portant sur les compétences non cognitives. Les études européennes concluent généralement à un effet positif de la préscolarisation sur la réussite éducative ultérieure et ce, souvent, jusqu’au premier cycle de l’enseignement secondaire.

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26 mars 2018

En découverte du Portugal

Bizarrement, de nombreux parents trouvent que quand ils partent en voyage, nourrir leurs enfants devient un calvaire. Ils en sont absolument convaincus et renoncent même à certains endroits pour cette raison. A mon sens, toutefois, cela a quelque chose d'assez aberrant. Nourrir ses bambins lorsqu'on voyage est relativement simple, en fait, et parfois même plus facile qu'à la maison ! Et s'il y a bien sûr des précautions d'usage à respecter, c'est une simple question de jugeote, et elles s'appliquent en outre le plus souvent aux adultes aussi. Récemment encore, mon épouse et moi avons par exemple effectué avec notre petite tribu un voyage de groupe au Portugal sans que l'aspect culinaire soit une seule seconde problématique. Bien sûr, lorsque nous étions de jeunes parents sans expérience, nous étions toujours un peu inquiets de partir sans savoir s'ils allaient pouvoir manger à leur faim à l'autre bout du monde, et ne pas s'intoxiquer. Mais nous nous sommes aperçus au fil du temps que c'était parfaitement gérable, pour peu qu'on fasse un peu attention. Alors si vous n'êtes pas rassurés, tranquillisez-vous. Partout dans le monde ou presque, il est possible de trouver les vivres de base : des pommes de terre, des fruits, etc. Quoi qu'il arrive, vous aurez donc toujours de quoi nourrir vos enfants. La seule règle à respecter, au fond, c'est celle-ci : il faut goûter avant votre enfant, voir si ce n’est pas trop épicé, etc. Mais là encore, c'est une simple question de jugeote. Dans de nombreux pays aussi, les sodas sont très présents. Et Ils sont particulièrement attirants, étant donné qu'ils sont non seulement plus goûtus que l’eau et sont aussi souvent plus frais. C'est tentant, mais il vaut quand même mieux les éviter la plupart du temps. Ils doivent être occasionnels et ne pas devenir une habitude. Rien qu'avec ça, je crois que vous êtes déjà largement prêt pour partir à l'aventure avec vos enfants ! Sinon, si vous avez un jour l'occasion de découvrir le Portugal, je vous invite à le faire : c'est franchement somptueux. Voilà le site par lequel nous sommes passés pour notre voyage de groupe, pour les plus curieux. Pour plus d'informations, allez sur le site de l'organisation du voyage au Portugal et retrouvez toutes les informations.

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21 mars 2018

2017, une année fertile en médias auto-proclamés

Plus d’un candidat (celui de la France Insoumise, celui d’En Marche) ont claironné leur intention de créer leur propre média, à l’instar, finalement, des entreprises. Celles-ci sont de plus en plus nombreuses à créer outre leurs sites web, des comptes sur les réseaux sociaux qu’elles alimentent en contenus. Dans le même temps, elles réduisent drastiquement leurs services et budgets « presse » pour se focaliser sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites web qu’elles administrent plus ou moins directement et vers lesquels elles renvoient. L’objectif est à terme de court-circuiter les médias pour totalement contrôler le message. Distinguer média d’information et média de divertissement ou de communication est au menu, si ce n’est législatif au moins normatif, des mois à venir, avec par exemple le projet de certification porté par RSF. De même, la qualité de journaliste, cheville ouvrière d’une information digne de ce nom, est sur la sellette. Il s’agit également de mieux différencier les contenus diffusés, pour lever toute ambiguïté quant à leur caractère soit d’information factuelle soit de commentaire soit de propagande commerciale ou politique. Ce qui est en jeu ce sont bien les conditions d’existence d’un véritable contre-pouvoir, au sens où le posait un arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis du 30 juin 1917 cité dans le dernier film de Steven Spielberg, Pentagon Papers : « la presse est au service des gouvernés, pas des gouvernants ». Actualisé, s’y ajouterait : ni au service des puissances économiques, propriétaires des médias compris.

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24 janvier 2018

Quelle direction pour le PS

choix des dirigeants et dirigeantes, incarnations de l’organisation politique. Il n’y a pas d’organisation politique «en soi»: la parole de celles et ceux qui s’expriment en son nom n’est pas, justement, désincarnée. La question se pose d’autant plus aujourd’hui. On se souvient que le «premier secrétariat» d’Harlem Désir n’avait guère brillé par son dynamiste et nécessité son exfiltration au Gouvernement pour rendre possible son remplacement par Jean-Christophe Cambadélis. Inversement, dans le PS d’Épinay, nul doute que la personnalité de François Mitterrand a pesé. Mais cette «direction humaine» est aussi marquée par la collégialité et l’existence d’écuries. Vainqueur de justesse à Épinay face à Alain Savary, François Mitterrand (nous y reviendrons bientôt) s’est affirmé en porteur d’un projet politique fondé sur une gauche unie, mais rééquilibrée. Sa majorité initiale était hétéroclite. Elle allait de l’extrême gauche du parti (du CERES de Jean-Pierre Chevènement de l’époque) à sa droite qu’incarnait Gaston Defferrre, farouche anticommuniste et ex-espoir d’un aggiornamento de la Troisième Force avec le projet avorté de Grande Fédération liant la SFIO au MRP (parti centriste d’inspiration démocrate-chrétienne. Mais le projet était un projet de conquête, porté par une espérance collective et des gains électoraux conséquents (parlementaires et municipaux) sur lesquels le Parti socialiste a construit son assise pour trente à quarante ans grâce à une génération montante favorisant, hormis quelques bastions anciens (Nord–Pas-de-Calais, Bouches-du-Rhône) un renouvellement des cadres suffisamment sensible. La difficulté pour le Parti socialiste est que son mode de fonctionnement actuel facilite la dispersion sur le regroupement. Il repose sur le scrutin proportionnel réintroduit en 1971 en réaction avec le fonctionnement de la SFIO de Guy Mollet. On rappellera que le Parti socialiste SFIO était lui-même passée au scrutin majoritaire à la Libération en réaction aux excès du système de tendance d’avant guerre: il n’y a pas de système parfait. Dans le PS «post Épinay» (1971, même quand il y a initialement une motion majoritaire «large» au départ, elle résulte d’arrangements préalables fondés sur des dosages entre composantes et sous-composantes et la prise en compte de positions personnelles. Tout cela conduit à masquer les contradictions et les oppositions, à chaque fois «dans l’intérêt supérieur de l’organisation». Cet argument peut être fondé à chacun des moments (il y a une concurrence externe virulente), mais il ne permet pas de tracer un projet clair (d’où la distorsion entre des textes de congrès et la pratique). C’est ainsi que le PS — qui avait tous les leviers du pouvoir, Sénat compris, en 2012, et les a tous (ou presque) perdus — a fini par imploser. Le PS de 2017 a donc implosé (et on sait qu’une implosion est suivie d’une dispersion) comme LR s’est rétracté (et continue à le faire). C’est l’effondrement des partis traditionnels qui a permis le succès d’Emmanuel Macron et d’En Marche. On voit bien, chez les socialistes, la volonté de reconstituer ou recomposer la «gauche de gouvernement» occupant un espace qu’elle souhaite de plus en plus important entre La France insoumise et La République en marche. L’élan donné à la gauche radicale par la campagne de Jean-Luc Mélenchon semble laisser la place à un désenchantement. La pratique économiquement libérale du pouvoir actuel peut permettre d’espérer gagner sur l’électorat déçu de gauche qui s’était rallié à Emmanuel Macron.

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10 janvier 2018

Voler plus haut

J'ai tenté bon nombre d'expériences singulières ces derniers temps, mais l'une d'elles manquait encore à mon hall of fame : voler à bord d'un avion de chasse. Une erreur que je me suis consacré à réparer hier. L'aventure s'est passée à l'aéroclub de Rennes, par un beau matin. Après un briefing de sécurité où un moniteur m'a précisé le fonctionnement de l'appareil, j'ai pu aller enfiler mon uniforme de vol avant de rejoindre le parking du tarmac. C'est là que le Fouga patientait. Il a beau ne plus être tout récent, il a tout de même servi à l'armée de l'air jusque dans les années 90 et a même été utilisé par la Patrouille de France durant plus de vingt ans. Impatient (et un peu anxieux aussi, peut-être), j'ai sauté dans le cockpit et me suis attaché à mon siège. Après toute une batterie de contrôles, on est enfin parti. Le décollage ne s'est pas passé comme je l'espérais : je pensais être plaqué contre mon siège, mais l'accélération est en réalité linéaire. Le pilote m'a expliqué lors du débriefing que ce type de décollage, avec brusque accélération, coûtait énormément en kérosène, et que les pilotes ne le pratiquaient plus s'ils pouvaient l'éviter. Mais cela aura bien été ma seule déception lors de ce vol. Au début, l'expérience s'est révélée plutôt tranquille. Mais tout cela n'était qu'une introduction pour mettre en appétit. Car quelques minutes plus tard, le pilote m'a informé qu'on allait commencer la voltige aérienne. Et là, je me suis pris une claque. Je savais pourtant à quoi m'attendre, pour avoir lu un grand nombre de retours d'expérience sur le sujet. Mais rien ne m'avait préparé à ces sensations. Imaginez. Le pilote a commencé par un huit et j'ai soudainement pesé trois fois mon poids ! Sous la pression des G, même lever le bras devient plus difficile. A la sortie du huit, je n'ai eu que quelques secondes pour m'habituer au retour à la normale avant que le pilote n'enchaîne. Et à partir de là, il n'y a plus eu de véritable arrêt. Breaks, vol sur le dos, looping ! Les manœuvres se suivaient à toute vitesse, me secouaient, me plaquaient contre mon siège. J'avais l'impression que les G me faisaient un lifting tellement je sentais la peau de mon visage partir en arrière ! Durant les rares moments de répit entre les enchaînements, je devais secouer la tête pour retrouver mes repères. Malgré tout, je me sentais très bien, savourant pleinement ces sensations uniques. Je n'éprouvais aucune peur, j'étais totalement confiant. Curieusement, c'est sur la route du retour, lorsque le Fouga a rejoint la piste d'atterrissage, que j'ai commencé à avoir des haut-le-cœur. Voilà une expérienc eque j'ai vraiment adoré, mais je la recommande uniquement aux amateurs de sensations fortes ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de vol en Fouga Magister en suivant le lien.

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Posté par collmatth à 10:56 - Permalien [#]
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